SITE_LUZERNE 2013-2
La Luzerne est menacée.Tenez-vous informés !
Découverte de la Luzerne
R&D: produits et process de demain
Luzerne Recherche Développement est un outil commun aux coopératives de déshydratation. Il est dédié à l’étude et à la mise au point de nouveaux produits issus de la plante luzerne et de nouveaux outils plus économes et plus « propres » pour la déshydrater. D’autres instances de recherche telles le Comité Exécutif Recherche Agronomique, le Comité Exécutif Nutrition Animale et le Comité Exécutif Technique travaillent à l’avenir de la profession.
Sans compter la recherche orientée sur l’amélioration des produits pour l’alimentation animale menée par les sociétés de commercialisation.
 

Des nouveaux process toujours plus performants
Les avantages de la déshydratation pour la qualité du fourrage sont nombreux : stabilité dans le temps, effet « bypass » (protection des protéines de la dégradation ruminale), teneurs garanties en éléments nutritifs (protéines, carotène, xanthophylles, cellulose). Le procédé peut en revanche devenir encore plus efficient en termes à la fois de dépenses énergétiques et de respect de l’environnement. Un procédé qui se déroule en trois grandes étapes, la récolte au champ, le transport et la déshydratation proprement dite en usine. 

Au champ:
La technique du préfanage à plat est maintenant généralisée et a permis d’économiser de 30 % à 40 % d’énergie en récoltant et transportant un fourrage plus sec.
Les points d’amélioration portent maintenant sur les matériels de récolte avec la recherche d’un meilleur conditionnement qui va améliorer l’efficacité et la réactivité du préfanage et un meilleur remplissage des bennes. Des essais sont menés avec différents matériels de fauche depuis 2012.
Côté transport il s’agit de charger le plus grand tonnage de produit possible dans les bennes sachant que le fourrage ramassé sur le champ contient encore de 55 % à 70 % d’eau. L.RD-process mène ainsi des essais avec différents process de remorque à chargement latéral ou conventionnel.

A l’usine: 
L.RD travaille sur un nouveau procédé dit de « vapeur surchauffée » (VES+) en partenariat avec l’Ademe, Total, AgroParisTech et Maguin. Les bénéfices attendus de cette technique sont de :
  • Réduire les rejets de poussières, de composés organiques volatils et autres rejets
  • Progresser significativement dans les gains de consommation énergétique par tonne de produit.
Ce procédé est testé depuis 2015 sur un pilote en usine sur la luzerne mais aussi sur les drêches de brasserie et les pulpes de betterave. Entre un séchage à l’air chaud conventionnel et un séchage à la vapeur à 1 bar, la capacité de séchage est augmentée de 50 % ce qui est considérable et le gain en énergie est potentiellement d’un facteur 4 !
Autre piste d’amélioration du process à l’usine, les consommations électriques. Moins spectaculaire et plus diffus, ce chantier nécessite un travail de longue haleine. Il est mené avec l’équipementier Schneider sur la plupart des grands sites industriels de la filière dans le cadre de la certification ISO 50001 de management de l’énergie.

En Champagne Ardenne les coopératives parties prenantes de L.RD sont aussi d’importants déshydrateurs de pulpes de betterave à hauteur de 400 000 t environ. Il est donc naturel que L.RD travaille sur l’amélioration de ce process qui présente des spécificités, notamment celui d’être presque deux fois plus énergivore que la luzerne. Un pilote industriel constituée d’une presse à vis chauffée, installée en 2015 dans une sucrerie doit valider un gain de 10 points de matière sèche avant déshydratation ce qui engendrerait des économies d’énergie au séchage de 30 à 40 %.
Agronomie : des recherches tous azimuts
Le comité exécutif recherche agronomique conduit des essais et des expérimentations dans l’objectif d’améliorer la conduite agronomique de la culture. Une collaboration étroite est entretenue avec la Chambre d’agriculture de la Marne première zone de culture de luzerne à destination de la déshydratation, des instituts techniques comme Arvalis et les responsables agronomiques des coopératives de déshydratation. Ses principaux chantiers sont l’expérimentation variétale, les essais de désherbage et de fumure, la lutte contre les ravageurs, l’amélioration des rendements, la valorisation de la biodiversité hébergée par les luzernières.
Il a notamment mis au point en 2014 l’outil d’aide à la décision AgroLuz+ qui permet à tout agriculteur de comparer ses résultats agronomiques à ceux d’un échantillon qu’il définit lui-même en fonction de ses propres critères. La contribution de la filière luzerne   l’élaboration du Bulletin de santé du Végétal instauré par le plan EcoPhyto 2018 fait aussi partie de ses actions.
Nutrition animale : répondre aux besoins
Proposer aux différents marchés des produits sains, répondant aux besoins et présentant des profils environnementaux optimisés est la mission du comité exécutif nutrition animale.
Le CENA a notamment conduit l’étude sur les émissions de méthane entérique (voir article sur ce sujet dans ce guide). Il a aussi, par exemple, vérifié que le préfanage au champ n’altérait pas la qualité nutritionnelle du fourrage. La valorisation du contenu en Oméga 3 de la luzerne déshydratée au sein notamment de l’association Bleu Blanc Coeur à laquelle la filière luzerne adhère est une autre de ses mission
Comité technique : s’adapter aux règlementations
La mission du comité exécutif technique est de donner à la profession les moyens de s’adapter aux règlementations en matière d’environnement. La déshydratation est une industrie lourde soumise en effet à une évolution constante de la règlemen- tation. Le CET travaille ainsi sur la révision européenne des meilleures techniques disponibles, le guide des bonnes pratiques d’hygiène, la taxe sur les installations polluantes, les quotas de gaz à effet de serre et les fuites de carbone. Ces dossiers sont de la plus haute importance pour la filière puisque des contraintes environnementales trop pénalisantes sur le plan économique pourraient amener à la fermeture définitive de sites industriels. Comme les autres comités le CET réuni directeurs et cadres des coopératives avec le soutien technique d’un ingénieur de Coop de France.
Luzixine, le complément alimentaire de la filière
 
La luzerne n’est pas réservée aux seuls animaux : l’homme peut en effet tirer avantage de sa richesse en protéines, en minéraux, en vitamines notamment (elle a une composition en acides aminés proche de celle du lait). Des extraits foliaires de luzerne sont distribués par la filière depuis plusieurs années avec la collaboration de certaines ONG, pour lutter contre la malnutrition en Afrique ou en Amérique du Sud. À raison de quelques grammes par jour, ils permettent de combler les carences en protéines et autres micronutriments, notamment chez les enfants.
Pour s’imposer en nutrition humaine, la filière luzerne déshydratée a obtenu, via L.RD l’autorisation «novel food» en tant qu’ingrédient alimentaire courant 2009 auprès de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA). Cette homologation atteste officiellement de ses bénéfices et va lui permettre de prendre toute sa place sur le marché des compléments alimentaires et des ingrédients.
L’extrait foliaire de luzerne présente de véritables atouts nutritionnels. Sous son nom commercial, la Luzixine est riche en protéines (environ 50 %) et, chose rare contient les 8 acides aminés essentiels ainsi que des micronutriments (Fer, Vitamine A, Vitamine B6, Vitamine E, Calcium). Ainsi, la Luzixine peut être utilisée pour de nombreuses applications et sur plusieurs marchés des compléments alimentaires (santé/bien-être, sportifs, seniors, végétarien/végétaliens) mais aussi le Pet Food. Un régime alimentaire équilibré et varié couvre les besoins alimentaires.
Mais, dans certaines situations particulières, un complément peut apporter son aide. Il est ainsi recommandable durant la ménopause (phyto-oestrogènes), pour se protéger du soleil (carotène), pour favoriser la beauté des cheveux et des ongles (minéraux, vitamines, protéines), pour la peau (vitamineB6), pour lutter contre les maladies cardiovasculaires (oméga 3, ratio oméga 6 /oméga 3 = 2,4), pour favoriser la circulation sanguine (fer bio-disponible et vitamine K), pour la reminéralisation osseuse (calcium bio-disponible), en ophtalmologie (béta carotène et lutéine), pour l’équilibre (vitamine B12 déficitaire chez les végétariens, acides aminés essentiels).
La Luzixine est désormais en phase de déploiement industriel et commercial
LE PLUS ANCIEN
DES FOURRAGES