| acides aminés : unités
de base (un vingtaine au total) des protéines, ils contiennent
au moins une fonction amine et une fonction acide. Comme les espèces
monogastriques, les ruminants ne peuvent pas synthétiser (ou
à une vitesse trop faible) une dizaine de ces acides aminés,
qui sont dits indispensables ou essentiels. Mais ils ont l'avantage
d'en absorber généralement des quantités suffisantes
à partir des protéines microbiennes formées dans
le rumen et digérées dans l'intestin grêle, dès
lors qu'ils consomment les quantités de PDI recomman-dées.
acidoses
: lactiques ou chroniques, les acidoses sont des maladies du métabolisme
des ruminants dues à une accumulation d'acide lactique dans
le rumen, qui conduit à une chute du pH. L'excès d'acidité
du contenu ruminal provoque la disparition de la flore cellulolytique.
Effets : chute du TB, baisse de la production laitière, risques
sanitaires.
ADF : Acid Detergent
Fiber, quantification analytique d'une fraction pariétale.
méthode de Van Soest (chimiste américain) pour doser
la lignocellulose (LC) de la luzerne.
ADL : Acid Detergent
Lignin, quantification analytique des lignines
adventice
: mauvaise herbe
allèle
: position d'un gène sur chromosome
allogame
: espèce dont la reproduction sexuée se fait à
partir de plus d'un individu
apothécie
: organe reproducteur des champignons
appétibilité
: ensemble des caractéristiques physiques (port de la plante,
piquants, etc.) et chimiques (odeur, goût, etc.) qui agissent
sur l'appétence de l'animal. A ne pas confondre avec le terme
appétence, qui exprime la stimulation à satisfaire
la faim, le désir de nourriture. La vitesse d'ingestion de
la nourriture, surtout au début du repas, en est un bon critère.
autotétraploïde
: plante à 4n chromosomes
ß-carotène
: le ß-carotène, précurseur de la vitamine A,
est un facteur déterminant à tous les âges,
particulièrement pen-dant les périodes de croissance,
gestation et lactation. C'est très récemment qu'a
été mis en évidence le rôle spécifique
et direct du ß-carotène dans le bon déroulement
du processus de reproduction des vaches laitières : un apport
moyen journalier de 300 mg de ß-carotène dans leur
ration est recommandé (60 à 80 mg pour les génisses).
biomasse
: quantité de végétal
BIPEA : Bureau
Interprofessionnel d'Etudes et d'Analyses
cette association créée par l'ensemble des laboratoires
d'analyse français travaillant en agro-alimentaire a pour
mission d'organiser les contrôles inter-laboratoires (afin
d'améliorer la répétabilité des analyses
d'un laboratoire à l'autre), et a un rôle représentatif
des laboratoires auprès de l'administration. Il est un desgarants
de la validité des contrôles analytiques effectués.
Il est aussi un lieu d'échange où tous les respon-sables
de laboratoires peuvent se rencontrer sur des problèmes analytiques
particuliers.
cellulose
: constituant de base des parois cellulaires végétales,
formé de longues chaînes d'unités glucose. Ces
chaînes sont associées en fibrilles, puis en fibres,
formant ainsi un réseau qui assure la rigidité de
la paroi et ne peut être solubilisé que par les acides
très concentrés (acide sulfurique 72%). Ne pas confondre
avec la cellulose brute, résidu organique obtenu par hydrolyses
successives selon la méthode de la station de Weende.
chaulage
: apport de chaux au champ
choline : bien
que la choline (vitamine du groupe B) soit synthétisée
dans l'organisme animal à partir de sérine, en présence
de méthionine ou de bétaïne (abondante dans la
luzerne), la capacité de synthèse peut être
insuffisante pendant les périodes de vie à besoins
élevés (gestation). La choline doit donc être
présente dans le régime. La luzerne déshydratée
en apporte 1600 mg/kg, la maïs grain seulement 500 et le blé
800.
CIDE : Commission
Intersyndicale des Déshydrateurs Européens
la CIDE regroupe les associations nationales des déshydrateurs
membres de l'Union Européenne. Les actions portent essentiellement
sur :
- le lobbying
- le monitoring (veille)
- la diffusion d'informations
- la formation
CORPEN : Comité
d'Orientation pour la Réduction de la Pollution des Eaux
par les Nitrates
cracking
: ensemble d'opérations physiques et/ou chimiques visant
à séparer, puis isoler différents constituants
d'une matière première (végétale, animale
ou autre) en vue d'une valorisation spécifique. On utilise
aussi les termes de "craquage" et de "fractionnement".
CTPS : Comité
Technique Permanent de la Sélection
dicotylédone
: groupe de végétaux
digestibilité
: la digestibilité d'un aliment est la proportion de sa matière
organique (dMO) qui disparaît dans le tube digestif. Les matières
minérales ne sont pas à proprement parler digérées,
mais plutôt mises en solution et absorbées. dMO = mat°
organique ingérée - mat° organique des fèces
mat° organique ingérée.
Les fèces ne sont pas uniquement constituées de la
fraction non digérée de l'aliment : elles contiennent
aussi des substances d'origine endogène ou microbienne dont
il est très difficile d'évaluer l'importance. La
digestibilité réelle des constituants alimentaires
est donc plus élevée que leur digestibilité
apparente ; la différence est faible pour les parois cellulaires,
plus importante pour les matières azotées et les matières
grasses, et très importante pour les minéraux.
diploïde
: être vivant à 2n chromosomes
dMO : digestibilité
de la Matière Organique
dormance
: état de vie ralentie des végétaux durant
une période de stress
E.D : (Energie Digestible)
exprimée en kcal/kg d'aliments ingérés :
ED = Energie Brute - pertes d'énergie des fèces.
EDE : Etablissement
Départemental de l'Elevage
ces structures professionnelles départementales ont une mission
de développement et de conseil auprès des éleveurs.
Les relations avec la filière luzerne concernent l'acquisition
de références sur l'utilisation de la
luzerne en élevage. Par ailleurs, la proximité de
ces structures avec les éleveurs en font des relais intéressants
pour véhiculerl'information.
E.M. : (Energie Métabolisable)
exprimée en kcal/kg d'aliments ingérés :
EM = ED - pertes d'énergie [méthane + urine].
effet "bypass"
: les bactéries du rumen ne sont pas en mesure de dégrader
à 100% les constituants des aliments. Le traitement
thermique de la déshydratation entraîne un changement
de conformation des protéines, qui sont plus difficilement
attaquées par les micro-organismes du rumen. Ainsi protégées,
ces protéines alimentaires peuvent directement migrer dans
la caillette où elles sont dégradées en acides
aminés absorbables dans l'intestin. C'est l'effet "bypass".
effet tampon
: par leur richesse en protéines et en sels minéraux,
les luzernes déshydratées tamponnent l'acidité
du rumen et maintiennent dans la panse un pH favorable. L'adjonction
de luzerne déshydratée dans la ration permet ainsi
de prévenir les risques d'acidoses, surtout lorsque l'animal
consomme des céréales en quantités impor-tantes.
escourgeon
: type d'orge d'hiver cultivée
fanage : séchage
au champ par le soleil
fibres : les
fourrages sont riches en parois cellulaires, qui sont constituées
de fibres. Les fibres correspondent à un ensemble assez vaste
de molécules glucidiques pour la plupart (cellulose, hémicelluloses,
pectines…) aux-quelles s'ajoutent les lignines (non glucidiques).
Ces composés plus ou moins digestibles composent l'architecture
des parois celllulaires des végétaux.
fixation
symbiotique : intégration d'azote aérien
à la matière organique d'un végétal
par voie de symbiose
FNAMS : Fédération
Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences
foliole : élément
de subdivision d'une feuille
fourrage
: aliments constitués par l'appareil aérien (tiges,
feuilles, appareil reproducteur) des plantes fourragères,
naturelles ou cultivées. Les plantes récoltées
après la floraison comportent une certaine proportion de
graines ou de grains, immatures ou à maturité. Cette
proportion est très faible dans les plantes strictement fourragères,
mais devient élevée dans les céréales
(comme le maïs) qui sont récoltées à proximité
de la maturité.
GEVES : Groupe
d'Etudes des Variétés et Semences
GNIS : Groupement
National Interprofessionnel des Semenciers
granulation
: appelée aussi "pelleting", il s'agit d'un process
de transformation d'un produit gténéralement pulvérulent
en granulés (pellets) par passage dans une presse. L'introduction
de vapeur dans le produit améliore l'efficacité de
l'opération.
graveluche
: formation géologique donnant un matériau sableux
typique des sols craies
homozygote
: individu ayant 2 stocks de n chromosomes identiques
humidité
: humidité = % eau (H20) présente dans la luzerne
déshydratée à l'expédition. Ne doit
pas excéder 11% maxi-mum pour les luzernes broyées
en granulés.
hymenoptères
: famille regroupant les papillons
indice
foliaire : surface de feuilles par surface unitaire de
sol
ingestibilité
(d'un fourrage) : néologisme désignant la quantité
de fourrage (matière sèche) ingérée
lorsqu'il est distribué à volonté comme
seul aliment. On compare l'ingestibilité des différents
fourrages en les distribuant à des animaux de même
capacité d'ingestion. L'ingestibilité varie fondamentalement
en sens inverse de la teneur en parois lignifiées
du fourrage et de l'effet d'encombrement qu'il exerce dans le rumen.
Elle dépend en outre de l'appétibilité du fourrage.
Exprimée en Unité d'encombrement (UE).
ingestion
: souvent appelée à tort appétit, la capacité
d'ingestion d'un animal (exprimée en Unité d'encombrement/UE)
désigne la quantité d'aliments que peut ingérer
volontairement l'animal alimenté à volonté.
Elle est fonda-mentalement déterminée par la dépense
énergétique, donc par le niveau de production ; elle
dépend aussi de caractéristiques anatomiques et physiologiques.
On compare la capacité d'ingestion d'animaux différents
en leur distribuant à volonté la même ration.
inoculum
: bactéries servant à inoculer des semences
INRA : Institut National
de la Recherche Agronomique
cet établissement public a pour mission de produire de la
connaissance et de créer de l'innovation dans les domaines
de la production agricole et de l'alimentation. Ses contributions
à l'égard de la filière luzerne a
consisté en une meilleure connaissance de la matière
première (la luzerne), de la valorisation des produits par
les animaux, et en la mise au point de certains des produits.
lignine : polymère
(succession de molécules) très complexe et très
condensé qui s'incruste dans la cellulose et l'hémi-cellulose
pour les rendre inaccessibles et résistantes aux enzymes
des bactéries cellulolytiques du rumen ou du cæcum.
Les tissus lignifiés constituent la fraction non digestible
des luzernes (lignine, lignocellulose). La lignification des des
cellules augmente avec la croissance et l'âge de la plante.
mash : mélange
de matières premières utilisé comme aliment
pour les animaux
M.A.T. : (Matières
Azotées Totales) ensemble des constituants azotés
des aliments végétaux : protéines, mais aussi
acides aminés libres, amides, nitrates… Elles contiennent
en moyenne 16% d'azote ; leur teneur est donc le produit de la teneur
en azote de l'aliment par le facteur 6,25.
météorisation
: maladie des ruminants se traduisant par un gonflement du rumen
M.O. : (Matière
Organique) teneur en Matière Organique. Exprimée en
% ou en g/kg. M.O. = M.S. - matières minérales (cendres).
monogastrique
: animal se caractérisant par un estomac simple
M.S. : (Matière
Sèche) teneur en Matière Sèche. Exprimée
en % ou en g/kg. Elle varie selon l'aliment utilisé de 20%
(fourrages verts) à plus de 90% (aliments secs), soit de
200 g/kg à 900 g/kg de matière brute.
M.S. = Matière Brute - eau (H 2 O).
NDF : Neutral Detergent
Fiber, quantification analytique d'une fraction pariétale.
Méthode de Van Soest (chimiste américain) pour doser
l'ensemble des glucides membranaires ou pariétaux : hémicelluloses
des luzernes, cellulose, lignine.
nutriment
: apport unitaire d'un aliment
polypeptide
: enchaînement d'acides aminés ( plus petit qu'une
protéine).
polycross
: reproduction entre deux populations d'individus
protéines
: macromolécules organiques constituées d'acides aminés.
Les protéines des fourrages ont une composition en acides
aminés pratiquement constante et bien équilibrée.
Les protéines totales des grains et des graines sont des
mélanges en proportions variables, selon l'espèce,
de protéines de composition différente en acides ami-nés.
protéines vraies digestibles
dans l'intestin (PDI) :
PDIA : acides aminés provenant des protéines alimentaires
non dégradées dans le rumen et absorbées dans
l'intestin.
PDIM : acides aminés provenant des protéines vraies
formées par la population microbienne du rumen et absorbées
dans l'intestin.
PDIME : PDIM permises par l'énergie fermentée dans
le rumen.
PDIMN : PDIM permises par l'azote dégradé dans le
rumen.
PDIE : S PDIA + PDIME
PDIN : S PDIA + PDIMN
rumen : (ou panse)
premier compartiment de l'estomac des ruminants, de loin le plus
important. Beaucoup moins volumineux, le second compartiment appelé
réseau (ou bonnet ou réticulum) s'ouvrant largement
sur le rumen, on parle globalement de la digestion dans le réticulo-rumen
ou plus brièvement dans le rumen.
sclérote
: forme de conservation de certains champignons dans le sol
stockage en
vrac homogénéisé : stockage de granulés
en vrac dans des cellules dont les lots constitutifs unitaires (contenus
des camions) initiaux ont été parfaitement homogénéisés
au moment de la réception. Ce système permet de disposer
d'une composition de produit constante en tout point de la cellule.
stockage sous
gaz inerte : stockage réalisé dans des cellules
étanches où l'air résiduel est remplacé
par un gaz inerte (azote). Ce procédé permet de protéger
les substances facilement oxydables (ß-carotène, xanthophylles).
stress
abiotique : stress provenant de l'environnement de la plante
( froid, sol...)
taux butyreux
: taux de matières grasses du lait, exprimé en g/kg
de lait produit.
taux protéique
: taux de matières protéiques du lait, exprimé
en g/kg de lait produit.
(UFL) Unité Fourragère
Lait : quantité d'énergie nette pour la production
laitière (ENL) contenue dans un kg d'orge de référence
(870 g de matière sèche ; 2700 kcal d'énergie
métabolisable).
1 UFL = 1700 kcal ou 1,70 Mcal d'ENL.
Formule de base pour la calcul de la valeur UFL des aliments :
UFL = EM x kl
1700
(UFV) Unité Fourragère
Viande : quantité d'énergie nette (ENEV)
contenue dans un kg d'orge de référence (870 g de
matière sèche, 2700 kcal d'énergie métabolisable)
pour l'entretien et le croît chez l'animal à l'engrais,
à un niveau de production de 1,5.
1 UFV = 1820 kcal ou 1,82 Mcal d'ENEV.
Formule de base pour la calcul de la valeur UFV des aliments :
UFV = EM x kmf
1820
vitamine E
: parmi les matières premières utilisées en
alimentation animale, la luzerne désydratée est avec
le germe de blé l'aliment le plus riche en vitamine E. Elle
joue le rôle d'antioxydant au niveau des membranes cellu-laires,
et contribue à stimuler les défenses immunitaires.
D'une façon générale, les vitamines sont des
sub-stances indispensables aux mécanismes vitaux de l'organisme,
que celui-ci ne sait pas synthétiser. Elles doivent donc
être fournies par l'alimentation.
xanthophylles
: nom générique donné à un ensemble
de pigments caroténoïdes (pigments liposolubles élaborés
principalement par les végétaux, d'une coloration
variant du jaune au rouge en passant par le jaune-orangé)
dépourvus d'activité vitaminique A. Les plus connues
sont la lutéine (appelée aussi xanthophylle), la zéaxanthine,
la violaxanthine et l'asthaxanthine.
|