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On a retiré
l'eau de la luzerne
Cette
idée aussi simple n'est que l'un des moyens
utilisés par l'humanité depuis les
débuts de l'agriculture afin de conserver
ses aliments et ceux de ses animaux. Par rapport
à la technique du fanage
au champ et celle plus récente du séchage
en grange, la déshydratation a permis de
faire un grand pas qualitatif, en réduisant
la dégradabilité des protéines
et en préservant tous les composés
nutritionnels de la plante qui disparaissent pour
partie au cours des autres procédés
de conservation. La luzerne déshydratée
est par ailleurs le seul produit offert sur le
marché à posséder une composition
aussi proche de celle d'un végétal
en pleine croissance (vitamines, acides organiques,
oligo-éléments…).
Des cultivateurs
au service des éleveurs
Compte tenu des qualités spécifiques
de la luzerne déshydratée, son débouché
a toujours été l'alimentation animale.
Bien que la culture de la luzerne se soit étendue
sur l'ensemble des régions à sols
favorables, la localisation de l'industrie de
la déshydratation de la luzerne se situe
principalement sur le Nord Est de la France. Les
outils de production et de commercialisation sont
essentiellement propriété du monde
agricole. L'efficacité recherchée
a permis de réduire le nombre d'intervenants
: chacun, à son niveau, exerce sur le produit
une série de contrôles visant à
assurer la satisfaction du consommateur final.
Une filière
équilibrée et pourvoyeuse de protéines
Intégrée dans la PAC comme grand
nombre de productions agricoles, la luzerne déshydratée
participe à l'indépendance protéique
de l'Europe grâce à une stabilisation
de sa production depuis plusieurs années.
La pérennisation de la filière passe
par la participation à la satisfaction
des besoins de l'élevage par les luzernes
déshydratées (prise en compte de
l'évolution des productions animales) et
par une rémunération des planteurs
permettant un maintien face à la concurrence
d'autres spéculations agricoles.
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