Luzerne & Azote: plante autonome, épuratrice et fournisseur
La luzerne a la faculté de capter directement l’azote contenu dans l’air et n’a donc pas besoin de recevoir d’engrais azoté. Son système racinaire extrêmement développé en profondeur lui permet également de capter l’azote en excès dissous dans le sol (jusqu’à 3 fois plus qu’un blé). Enfin, la luzerne restitue 30 à 40 unités d’azote assimilables à la culture qui lui succède. Sur le plan de l’azote c’est donc une plante à la fois autonome, épuratrice et fournisseur !
Luzerne & sol: facteur de santé et de fertilité
La densité, la profondeur du tissu racinaire et la pérennité de la plante contribuent à la restructuration du sol : les racines créent de la porosité en profondeur qui favorise la vie microbiologique et la microfaune (vers de terre, carabes, arthropodes divers, en quantité 10 à 100 fois plus élevée que dans une culture de blé par exemple) laquelle joue à son tour un rôle indispensable d’entretien de la structure et surtout de création de la fertilité naturelle du sol.
Une bonne structure du sol procurée par la plante elle-même évite d’avoir à passer des outils agressifs et coûteux en carburant, de type charrue ou sous-soleur.
Luzerne & eau: Sécurité et préservation de la qualité
Intégré dans le système cultural, la luzerne est une sauvegarde contre la pollution, soit directement par son rôle épurateur des nitrates, soit indirectement par la limitation des effets polluants des rotations céréalières courtes. En outre, recouvrant le sol toute l’année, la luzerne constitue un très bon rempart contre l’érosion hydrique et éolienne.
Pour ces différentes raisons, la culture de luzerne protège la ressource en eau : déjà sur les recommandations de l’Inra elle a été choisie par Nestlé pour protéger le périmètre de captage des eaux de Vittel et elle peut ainsi figurer parmi les seules cultures autorisées dans les 500 zones de captage prioritaires d’eau potable formellement recommandée par les Agences de l’Eau.
Luzerne et intrants: peu gourmande, donc peu d’apports
La luzerne est, de loin, la culture la plus sobre en intrants. La pérennité de la luzerne et sa couverture dense et permanente du sol, associées au travail des sélectionneurs sur sa rusticité, en font une plante peu gourmande en intrants. En général, elle reçoit suivant le cas un anti graminées et/ou un anti dicotylédones à la levée. Le désherbage est complété si nécessaire en hiver et les années suivantes.
Très prisée des insectes pollinisateurs, la luzerne n’est guère ciblée par les insectes ravageurs et reçoit donc peu d’insecticides : environ un hectare sur 10 seulement reçoit un insecticide en année d’exploitation. En Champagne-Ardenne, la baisse drastique de la culture du pois a de plus entraîné une quasi disparition des pullulations de sitones, ravageurs de la luzerne. D’où ce très faible recours aux insecticides comparé au blé et à l’orge (1 insecticide par an) ou au colza (de 3 à 5 insecticides par an).
Quant aux champignons qui affectionnent la luzerne, leur nuisibilité est devenue très faible pour nécessiter une lutte fongicide, en raison de la sélection variétale qui propose des variétés résistantes ou tolérantes, et grâce aux techniques culturales (durée de la rotation, enfouissement) employées comme moyens de prévention.
Luzerne et Biodiversité
La luzerne est, de loin, la culture la plus sobre en intrants. La pérennité de la luzerne et sa couverture dense et permanente du sol, associées au travail des sélectionneurs sur sa rusticité, en font une plante peu gourmande en intrants. En général, elle reçoit suivant le cas un anti graminées et/ou un anti dicotylédones à la levée. Le désherbage est complété si nécessaire en hiver et les années suivantes.
Très prisée des insectes pollinisateurs, la luzerne n’est guère ciblée par les insectes ravageurs et reçoit donc peu d’insecticides : environ un hectare sur 10 seulement reçoit un insecticide en année d’exploitation. En Champagne-Ardenne, la baisse drastique de la culture du pois a de plus entraîné une quasi disparition des pullulations de sitones, ravageurs de la luzerne. D’où ce très faible recours aux insecticides comparé au blé et à l’orge (1 insecticide par an) ou au colza (de 3 à 5 insecticides par an).
Quant aux champignons qui affectionnent la luzerne, leur nuisibilité est devenue très faible pour nécessiter une lutte fongicide, en raison de la sélection variétale qui propose des variétés résistantes ou tolérantes, et grâce aux techniques culturales (durée de la rotation, enfouissement) employées comme moyens de prévention.
La protection des abeilles
La luzerne est une plante mellifère majeure pour l’apiculture au point que la disparition de la luzerne dans certaines régions entraînerait inéluctablement l’arrêt de la production de miel. Dans les régions de grandes cultures en effet, la concentration de plantes cultivées non mellifères, l’arrachage des haies et l’abandon progressif des jachères réduisent les surfaces de plantes mellifères que ne pourront compenser à elles seules les initiatives de jachères apicoles ou autres trames vertes.
De plus, la luzerne est une des rares plantes qui fleurit aussi l’été au contraire des «fleurs des champs» qui ne fleurissent qu’au printemps. Elle permet ainsi de prolonger la période de butinage des abeilles et donc de production de miel… et finalement permet la survie des abeilles en assurant leur alimentation toute l’année !
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