La production annuelle française de semences
de luzerne est d'environ 5000 tonnes, dont 700 tonnes
utilisées pour les mises en place de cultures
pour la déshydratation. Une
filière bien organisée et reconnue
internationalement
La
moitié de la production nationale est exportée
et s'avère adaptée et compétitive
sur des marchés diversifiés : Europe
du Nord, Bassin Méditerranéen ou
Amérique du Sud… L'autre moitié
de la production est destinée au marché
français, avec en premier lieu celui de
la déshydratation qui est le plus exigeant
en matière de qualité des lots de
semences.
La multiplication des semences est réalisée
sur environ 14 000 hectares, suivant une convention-type
homologuée par le Ministère de l'agriculture.
Chaque agriculteur multiplicateur est lié
par un contrat avec un établissement multiplicateur.
Les agriculteurs multiplicateurs (représentés
par la FNAMS), les établissements producteurs
et les utilisateurs sont réunis dans une
interprofession (GNIS) pour l'ensemble des espèces
végétales.
La production de semences de luzerne est localisée
principalement dans le Centre Ouest et dans le
Sud de la France, dans des zones réunissant
les conditions agro-climatiques favorables : températures
et ensoleillement nécessaires à
l'activité des pollinisateurs et à
la formation des gousses, sols profonds pour compenser
le déficit hydrique estival et maturité
précoce assurant une récolte de
qualité.
Des techniques
orientées vers la qualité des semences
La qualité s'élabore d'abord au
niveau de la culture porte-graine qui fait l'objet
de contrôles, mais surtout d'un savoir-faire
et d'un encadrement technique.
L'agriculteur multiplicateur de luzerne applique
:
- des normes en culture concernant les précédents
culturaux, les distances d'isolement entre variétés,
la présence éventuelle de certaines
adventices, la pureté variétale.
- des techniques spécifiques, permettant
notamment une conduite de culture favorable à
la mise à graine (densité, précoupe),
un désherbage soigné, un contrôle
rigoureux des nombreux ravageurs et maladies,
des réglages précis de la moissonneuse-batteuse
pour éviter d'endommager les semences.
La mise au point et l'actualisation des techniques
sont assurées par le Service Technique
de la FNAMS.
Enfin, le triage industriel, le conditionnement
puis la certification assurent la fourniture de
semences de qualité.
Des normes technologiques sont imposées
après triage, en vue de la certification
: faculté germinative de 80 % ou davantage,
limitation du taux de graines dures, pureté
spécifique de 98 %, absence de cuscute,
absence de rumex (normes commerciales spécifiques)…
Les normes de qualité sont donc assurées
pour l'utilisateur des semences certifiées,
et de plus des traitements de semences sont proposés,
notamment contre les nématodes et les attaques
de sitones à la levée. |