Le préfanage, une technique généralisée
Le préfanage se distingue du fanage complet car il interrompt l’exposition au soleil avant la dégradation des éléments nutritifs (protéines). Il consiste à laisser le fourrage fauché dans la parcelle en andains pendant plusieurs heures.
Initié dès le début des années 1970, le préfanage permet, en dissociant la fauche de la récolte, de favoriser une évaporation naturelle par l’action conjointe du soleil et du vent, et de baisser le taux d’humidité moyen de la luzerne avant le process de déshydratation.
Lorsque le préfanage est pratiqué, l’humidité moyenne des fourrages à l’entrée des usines est de 75 %, soit 6 points de moins que lors d’une récolte directe ce qui permet une économie d’énergie de l’ordre de 20 à 25 %.
Le recyclage des gaz comme activateurs de combustion
Il s’agit d’utiliser une partie des gaz réchauffés en sortie de cheminée pour les réintroduire au niveau du foyer et faciliter ainsi la combustion en limitant les apports d’air froid extérieur.
Le recyclage des gaz, désormais généralisé à la quasi totalité des sites de production, a permis une économie d’énergie de l’ordre de 5 à 10 %.
La récupération de la chaleur latente de la vaporisation de l’eau
Il s’agit de condenser la vapeur produite lors de l’évaporation de l’eau contenue dans le fourrage afin de récupérer les calories latentes des fumées à la sortie du sécheur. Ce procédé a permis parallèlement de nombreux développements, en particulier le séchage basse température (généralement un pré-séchage), l’extraction des protéines de luzerne, l’évaporation des sérums… qui, selon le cas, permettent une économie d’énergie de l’ordre de 10 à 30 %.
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