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Développement durable > Luzerne et économies d’énergie > Les nouvelles pistes d'économies d'énergie
LES NOUVELLES PISTES D’ECONOMIES D’ENERGIE
> Améliorer la déshydratation
> La passage aux énergies renouvelables
> Le biogaz
De nombreux procédés visant à réduire les consommations et les coûts énergétiques sont testés en permanence par les déshydrateurs afin de vérifier leur compatibilité avec les contraintes de la déshydratation. La luzerne est un des meilleurs candidats du point de vue environnemental pour la production de biocarburant de 2e génération. C’est ce que démontrent les différentes études menées par les centres de recherche sur les biocarburants depuis la première du genre, réalisée dès les années 1990 en Suède.
(Etude Écotrafic).

Améliorer la déshydratation

Le préfanage à plat (et non en andains) a pour but de réduire encore davantage la quantité d’eau à évaporer et donc la consommation d’énergie. Les essais ont révélé un gain moyen de 3,5 points de Matière Sèche (de 25 à 28,5 %) soit une économie d’énergie de 20 % de combustible (Essais Fanage 2007, L-RD process, COOP de FRANCE Déshydratation). En revanche, le préfanage à plat engendre des surcoûts (entretien des engins supplémentaires, main d’œuvre…) et des surconsommations (carburant) qui en limitent l’intérêt économique, selon les fluctuations du prix de l’énergie.
L’évapoconcentrateur, associé à une chaîne produisant du concentré protéique de luzerne, procure d’importants gains d’évaporation qui devraient au final compenser les coûts de personnel, de matériel et de fonctionnement supplémentaires. L’installation de ce type d’unité est envisageable uniquement dans le contexte de la production de concentré protéique dont la demande, en fonction des besoins d’un marché très spécifique, est fluctuante.
Le laveur condenseur, qui permet de récupérer une partie de la chaleur des fumées en sortie cheminée, et que l’on trouve dans les usines utilisant le procédé de séchage à basse température, est un investissement qui reste d’actualité lorsque les volumes de l’installation sont suffisants et avec une activité

Le passage aux énergies renouvelables

En cours depuis quelques années, la substitution du combustible fossile par de l’énergie renouvelable issue de la biomasse, sèche ou humide, ou par du biogaz est très prometteuse. Elle doit permettre d’éviter le rejet de 100 000 tonnes de CO2 d’origine fossile chaque année.

Les plaquettes et les sciures de bois. Sous ses diverses formes (écorces, plaquettes, broyats, granulés, copeaux et sciures sèches, sciures humides), le bois-énergie représente à lui seul plus de 80 % des sources d’énergies renouvelables en France et 4 % de la consommation nationale d’énergie (hors hydraulique). Dans la filière déshydratation de fourrages seule l’utilisation de plaquettes et de sciure est envisageable sous conditions : - les plaquettes forestières, dont la combustion exige un taux d’humidité maximum ; - la sciure, utilisée uniquement sur des sites de petites dimensions, doit respecter un cahier des charges rigoureux garantissant un matériau sain, indemne de tout traitement, chimique en particulier - la biomasse humide (jusqu’à 40 à 45 % d’humidité) nécessite un apport de charbon pour sa combustion ; ce n’est donc pas une substitution totale mais c’est néanmoins une perspective innovante qui permet d’utiliser une biomasse jusqu’à présent très difficilement valorisable sans séchage préalable. Bien entendu, pour l’utilisation de combustible bois, la proximité des zones de production est un élément capital.

Les cultures énergétiques. On distingue 4 familles de cultures énergétiques : les grains de plantes annuelles (blé, orge, triticale), la paille, les cultures pérennes (miscanthus, panic érigé…) dédiées à la valorisation énergétique, et les taillis à courte rotation (TCR). Seules les deux dernières catégories sont envisageables pour une utilisation comme combustible pour la déshydratation de fourrages pour des raisons de coûts et de techniques de combustion.

Le miscanthu. Permet de valoriser des sols à faible intérêt agronomique et inaptes aux cultures alimentaires.
Des surfaces importantes sont implantées depuis plusieurs années, notamment en Bretagne et en Champagne-Ardenne, et leur entrée en production débute actuellement.

Les taillis à courte rotation. (TCR) sont des cultures intensives d’arbres à haute densité exploités selon un cycle court (7 à 10 ans) qui produisent un maximum de biomasse ligneuse par unité de surface (10 à 13 t/MS/ha/an, soit 150 à 250 tonnes de matière fraiche) à partir d’un végétal sélectionné et homogène (peuplier, saule, eucalyptus, …). Cette filière est encore au stade expérimental pour des usages industriels ou énergétiques et comme futurs biocarburants de deuxième génération. Elle s’inscrit dans une perspective d’aménagement du territoire, de dépollution des sols et d’épandage des boues d’épuration, de protection des espaces agricoles abandonnés ou gelés (jachères) et de sécurité d’approvisionnement à long terme en matières premières et enfin en énergie.

Le biogaz

La conversion énergétique de la matière organique permet de récupérer l’énergie dégagée par la fermentation du substrat considéré via un gaz : le méthane. Le matériel de départ peut être de toutes origines : déchets végétaux, déjections animalières, déchets ménagers…


La méthanisation. La méthanisation est une dégradation, en absence d’oxygène, de la matière organique avec libération de biogaz. Ce biogaz obtenu peut être directement utilisé en tant que combustible comme dans l’installation de la Coopérative de Déshydratation de Mayenne (CODEMA) qui a obtenu le Trophée de l’Agriculture Durable remis par Monsieur le Ministre de l’Agriculture en 2009.

La cogénération C’est un principe de production simultanée d’électricité et de chaleur, cette chaleur étant issue de la production électrique. Depuis 2009, une unité de déshydratation fonctionne exclusivement à partir de la chaleur produite par une unité de cogénération valorisant du biogaz issu de la fermentation anaérobie de déchets ménagers.Cette initiative, fruit des efforts de recherche et de développement de nouvelles technologies par les déshydrateurs de fourrages, est emblématique des efforts que réalise actuellement la filière dans l’enjeu prépondérant de l’écologie.