Études scientifiques 

Luzerne et cheval : études scientifiques et résultats

Utiliser la luzerne Études scientifiques 

La luzerne fait l’objet de nombreux travaux scientifiques en alimentation équine. Ces études permettent de mieux comprendre ses effets sur la digestion, la santé gastrique et la performance des chevaux.

Principaux enseignements

Les résultats scientifiques convergent vers plusieurs constats :

  • Une appétence élevée et une excellente ingestion
  • Un effet tampon significatif sur l’acidité gastrique
  • Une réduction de la gravité des ulcères gastriques
  • Une amélioration de l’équilibre digestif global
  • Un intérêt dans la substitution partielle des céréales

Digestion et valorisation des fibres

Les travaux scientifiques montrent que la luzerne est une source de fibres particulièrement bien valorisée par le cheval.

  • Une digestibilité élevée des nutriments
  • Une ingestion volontaire importante
  • Une bonne assimilation des minéraux

Ces éléments ont notamment été mis en évidence dans les travaux de Crozier et al. (1997) et les tables de référence INRA (Sauvant et al., 2004)

Par ailleurs, les synthèses bibliographiques récentes confirment le rôle central des fibres dans la nutrition du cheval, notamment pour les chevaux à l’effort (Richardson et al., 2016).

Santé gastrique et équilibre digestif

Plusieurs études ont démontré l’impact de la composition de la ration sur la santé gastrique du cheval.
Les rations riches en fibres, comme celles intégrant de la luzerne, permettent :

  • De limiter l’acidité gastrique
  • De réduire les facteurs de risque d’ulcères
  • De stabiliser l’environnement digestif

Les travaux de Nadeau et al. (2000) ont mis en évidence le rôle de l’alimentation dans l’apparition des ulcères gastriques. Plus récemment, Julliand et al. (2023) ont confirmé l’influence de la composition de la ration sur les pathologies gastriques.
Des recherches complémentaires (Julliand et al., 2025) montrent également que la composition des matières premières influence directement l’activité de l’écosystème gastrique.

Énergie, métabolisme et performance

La nature de l’énergie apportée par la ration influence fortement le métabolisme du cheval à l’effort.
Les études comparant des régimes riches en amidon et en fibres montrent que :

  • Les régimes riches en fibres permettent une énergie plus stable
  • Ils limitent les variations métaboliques
  • Ils n’impactent pas négativement la performance

Ces résultats ont été observés notamment dans les travaux de Martin et al. (2023) et confirmés par Vasseur et al. (2024), qui montrent qu’une alimentation favorisant un bon équilibre digestif ne pénalise pas les performances des chevaux athlètes.

Synthèse des apports scientifiques

L’ensemble des études disponibles met en évidence que la luzerne :

  • S’intègre efficacement dans la physiologie digestive du cheval
  • Contribue à sécuriser les rations
  • Permet de concilier santé digestive et performance

Références scientifiques

  • Sauvant, D., et al. (2004). Tables de composition et de valeur nutritive des matières premières destinées aux animaux d’élevage. INRA éditions.
  • Richardson, K., et al. (2016). Fiber for performance horses: a review. Journal of Equine Veterinary Science, 46, 31–39.
  • Crozier, J. A., et al. (1997). Digestibility, apparent mineral absorption, and voluntary intake by horses fed alfalfa. Journal of Animal Science, 75(6), 1651–1658.
  • Martin, A., et al. (2023). Effect of high-starch or high-fibre diets on energy metabolism and performance. Frontiers.
  • Vasseur, et al. (2024). Dietary intervention for a healthy gut microbiota did not alter performance in equine athletes. ECSS Congress.
  • Julliand, S., et al. (2023). Effect of diet composition on glandular gastric disease in horses. Journal of Veterinary Internal Medicine, 37(4), 1528–1536.
  • Julliand, S., et al. (2025). Biochemical composition of feed ingredients influences equine gastric ecosystem activity in vitro. Animal Feed Science and Technology.
  • Nadeau, J. A., et al. (2000). Evaluation of diet as a cause of gastric ulcers in horses. American Journal of Veterinary Research, 61(7), 784–790.