SITE_LUZERNE 2013-2
La Luzerne est menacée.Tenez-vous informés !
Découverte de la Luzerne
Une plante Mondiale
Ringarde, désuète, dépassée la luzerne ? Rien n’est moins sûr au vu des quelques 7 millions d’hectares cultivés et des 2.5 millions de tonnes exportées par exemple par les Etats-Unis.
Ni des 4 millions d’hectares argentin ou encore et c’est peut-être le plus significatif, des quelques 250 000 nouveaux hectares implantés en Chine sous l’impulsion du « National Revitalization of Alfalfa to Promote Dairy Industry Development Program » lancé en 2010.
Des chiffres à rapprocher de nos 65 000 hectares français !

La luzerne bénéficie d’une conjoncture très tendue sur le moyen terme. La demande mondiale en protéines à un horizon de 15 ans va en effet littéralement exploser. Des experts estiment à 180 millions d’hectares les surfaces supplémentaires nécessaires à la fourniture de protéines végétales si la croissance de la population et la transition alimentaire continuent au rythme actuel, ce que rien ne semble démentir.
Des hypothèses certes théoriques mais qui ont le mérite de confirmer que la tension sur les marchés va monter. Pour l’instant la Chine, toujours elle, annonce à la mi 2015 qu’elle va tripler ses importations de luzerne à l’horizon 2020, à 3 millions de tonnes. Si, derrière les USA, le Canada, l’Espagne et l’Italie principaux fournisseurs à l’export, des pays comme l’Argentine commencent à s’organiser pour profiter de ce marché.
La France quant à elle devrait s’en inspirer pour continuer à investir dans cette filière afin de sécuriser ses propres approvisionnements et ne pas se retrouver un jour en concurrence avec l’Empire du Milieu pour ses besoins en protéines
Argentine: un des grands de la luzerne
Avec 4 millions d’hectares cultivés, l’Argentine est un des principaux producteurs mondiaux de luzerne séchée soleil.

Et elle pourrait devenir demain un des premiers exportateurs.
La luzerne est cultivée sur 4 millions d’hectares aujourd’hui en Argentine dont 60 % en culture pure et 40 % en association avec des graminées, essentiellement de la fétuque élevée. Même si le pâturage direct est encore majoritaire pour la production de lait et de viande, les surfaces fauchées pour le foin et l’ensilage augmentent chaque année. Jusqu’à 10 coupes par an

On estime que la production de 800 000 hectares est ensilée et que 150 000 hectares sont récoltés en foin. 
Les rendements en sec varient de 6t/ha dans les régions semi-arides à 13 à 15 t/ha dans les régions humides et semi-humides dans la région de la Pampa. Lorsqu’elle est irriguée la luzerne peut donner de 13 t/ha dans le nord de la Patagonie à 20 à 22 t/ha dans le nord ouest. Les zones les plus productives, jusqu’à 22t/ha se situent dans le nord ouest du pays

On pratique 4 à 6 coupes par an dans le sud et jusqu’à 10 coupes dans le nord.
Les quantités produites sont soit autoconsommées, soit transformées et commercialisées en petites balles ainsi qu’en balles rondes ou parallélépipédiques de 400 kg. 

La grande majorité de la production est vendue sur le marché domestique et seule une petite part est exportée outre mer en balle haute densité de 800 kg. Les principales destinations sont l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et la Jordanie.
L’Argentine a exporté 48 000 tonnes de grandes balles en 2013 et 29 000 tonnes en 2014. Plusieurs entreprises de production fournissent en plus des balles, des pellets et des cubes pour les marchés sud  américains.
  
Un potentiel de 7 millions d’hectares
Le potentiel du pays pour la production de foin de luzerne est extrêmement élevé. Si les prix sont attractifs et les conditions commerciales acceptables les surfaces plantées en luzerne peuvent augmenter rapidement dans les prochaines années. En effet, en 1977, l’Argentine en cultivait 7 millions d’hectares, ce qui doit être proche de son potentiel. Mais le pays devra faire des efforts pour atteindre les standards de qualité pour l’exportation autour de 18 % de protéines.

Dans beaucoup de régions on pourrait produire cette qualité, en sec ou en irrigué, en incorporant un peu plus de technologies et de conseil agricole.
La majorité de la luzerne est séchée au soleil mais les conditions météorologiques ne sont pas toujours optimales pour obtenir des produits finis de bonne qualité. Pour cette raison la construction d’une usine de déshydratation pourrait garantir un produit de bonne qualité stable dans le temps

L’une des principales difficultés pour l’exportation réside dans les coûts très élevés d’acheminement des récoltes vers les ports. Aujourd’hui seules quelques compagnies exportent. Les principales d’entre elles sont “Alfalfa y Forraje de la Patagonia” à capitaux espagnols et “Agro Export de la Sierra SA” (investisseurs Jordaniens). Ces deux opérateurs ont été pré-approuvés par la Chine pour devenir l’un de leurs fournisseurs defoin de luzerne. Mais d’autres compagnies se mettent sur les rangs pour devenir elles aussi des joueurs à l’international.
 
Chine: un ambitieux programme de soutien
Excellent fourrage la luzerne est de plus en plus cultivée en Chine. La culture en système intensif et les hauts standards de déshydratation en font l’un des fourrages commerciaux les plus élaborés du pays. La Chine aura besoin de 5 millions de tonnes de luzerne en 2020.

Des surfaces en augmentation
En 2010, le gouvernement chinois a initié un programme national de relance de la luzerne pour soutenir l’industrie laitière.
Depuis 2014, 401 entreprises et coopératives ont bénéficié de subventions de l’Etat à travers ce programme. Les nouvelles surfaces mises en culture grâce à ces aides ont atteint 132 000 hectares.

Ce programme de démonstrations et de vulgarisation dans tout le pays a permis de porter les surfaces totales à 264 000 hectares. En raison de tous ces efforts la production de luzerne « commerciale » a atteint 1.5 million de tonnes parmi lesquelles 1 million de tonnes de balles brins longs lesquelles sont d’une qualité garantie au standard du marché. la productivité et la fluidité du marché de la luzerne doivent encore s’améliorer pour mieux satisfaire les besoins d’une industrie laitière très exigeante.

Trois manières de cultiver la luzerne
Aujourd’hui la luzerne peut être cultivée selon trois objectifs différents : en autarcie sur de petites surfaces destinée à l’autoconsommation, dans un but écologique de revégétalisation et enfin pour être commercialisée. auparavant destinée à l’autoconsommation et à un usage écologique sont désormais transformés en pellets ou balles avec des procédés de déshydratation ou simplifiés.

Des importations en augmentation et un approvisionnement qui se diversifie
Entre 1992 et 2007, les importations de foin de luzerne en Chine ont été relativement stables avec une quantité totale de 1,192 millions de tonnes sur la période au prix moyen de 275 $ la tonne.

Après la crise et le scandale de «Sanlu» en 2008 (de la mélamine dans la poudre de lait infantile), les importations de luzerne ont augmenté régulièrement d’année en année. En 2013, elles ont atteint 750 000 t pour une valeur de 300 million $, en augmentation de 70.89% sur l’année précédente. Dans la même année 2013, environ 800 000 t de luzerne domestique ont été mises sur le marché. En 2014, la Chine importait 900 000 tonnes de pays tiers en progression de 20%.

Les principales zones d’approvisionnement sont toujours les Etats-Unis principalement et l’Espagne dans une moindre mesure. Les projections d’importations pour 2015 sont du même niveau que celles de 2013 et 2014, entre 800 000 et 900 000 tonnes. 
Par ailleurs de nouveaux pays fournisseurs ont été identifiés. Ainsi la Bulgarie, le Canada et l’Allemagne expédient aujourd’hui sur la Chine. A l’avenir de  a luzerne en provenance d’Argentine et d’autres pays entrera sur le marché chinois.

Comment développer la luzerne en Chine
En tant que source de protéine dans la ration quotidienne des vaches laitières, la luzerne joue un rôle important dans la santé et la sécurité sanitaire de la filière laitière. C'est pourquoi il est impératif d’inscrire le développement de l’industrie de la luzerne en tête d’agenda des décideurs publics. 

En tout premier lieu, les connaissances techniques et scientifiques sur cette industrie sont un pré-requis. L’innovation technologique sera le carburant pour animer cette industrie.
Dans un second temps ce sont des semences de qualité et adaptées aux différentes régions qui doivent être sélectionnées et en quantité suffisante. Pour promouvoir la sélection il faut encourager les semenciers à rejoindre le pool de recherche génétique, accélérer l’introduction de nouveau matériel génétique, utiliser le matériel existant de manière innovante,
 
Le commerce
Les principales entreprises de déshydratation sont situées dans les provinces de Gansu, Heilongjiang Jilin, Hebei, et dans les régions autonomes de Mongolie, Ningxia Hui et Xinjiang Uyghur. Les provinces de Liaoning, Shaanxi, Shanxi, Henan, Shandong et Anhui en produisent également.
En outre, plus de 4000 hectares de luzerne et développer l’industrie semencière de manière générale. En troisième position, la productivité de la chaine complète, de tous les maillons de la filière doit être améliorée.

Créer des classes de qualité sont des bons exemples de l’amélioration de la qualité et des quantités produites. Enfin, le consommateur a le dernier mot. Il faut donc mieux intégrer les acteurs de la filière laitière dans les schémas de décision. Des produits différenciés correspondant aux différents besoins et stades de production des troupeaux doivent être créés. 
 
L’industrie chinoise de la luzerne est à une nouvelle étape de son développement.
Avec l’aide de politiques publiques, le développement de la science et des technologies, et l’implication d’entreprises, la filière a progressé comme jamais. Dans les 5 prochaines années, la demande chinoise devrait atteindre 5 millions de tonnes. Le pays devra donc trouver 3 millions de tonnes supplémentaires puisqu’aujourd’hui 1 million de tonnes sont produites et 1 autre million sont importées. En d’autres mots, la productivité totale de la filière ne permet aujourd’hui de couvrir que 40 à 50% des besoins futurs.
 
Espagne: fournisseur du Moyen-Orient et demain de la Chine
Avec 141 000 hectares réservés à la déshydratation l’Espagne est le premier producteur européen.

En 2015/2016, l’industrie espagnole de la déshydratation comptait 72 unités réparties dans 7 Communautés Autonomes, même si 85 % d’entre elles sont regroupées dans la région de la Vallée de l’Èbre. Les 3/4 des industries ont un statut privé et le 1/4 restant sont des coopératives. Toute la production est déshydratée.

Avant le début de chaque campagne, les industries passent un marché avec les producteurs et signent un contrat type homologué par le Ministère de l’Agriculture. Durant la campagne 2014/15, la production de 141 000 ha a ainsi été contractualisée, dont 118 000 ha irrigués. Vesce, fétuque et ray-grass représentent 10 % des surfaces.

Préfanage et biomasse généralisés
Comme en France, le pré-fanage d’environ 48 heures permet de ramener l’humidité à l’entrée de l’usine à 30 %. À réception, la luzerne est pesée, son humidité et sa teneur en protéines sont mesurées, puis elle est triée en vue de démarrer le processus de déshydratation.
Après passage dans le tambour sécheur qui réduit le taux d’humiditédes luzernes à 12 %, celles-ci sont transformées en balles ou en granulés. Cela fait déjà plusieurs campagnes que 79 % de la production sort sous forme de balles et le reste en granulés.
L’énergie utilisée est en majorité de la biomasse issue des sous-produits de cultures méditerranéennes (amandes, olives et raisins) ainsi que du gaz naturel dans une proportion importante.

La production moyenne en Espagne au milieu des années 2010 était de 1,4 million de tonnes. Pendant de nombreuses années, la production était principalement destinée à l’alimentation du bétail espagnol mais la crise de l’élevage laitier notamment et l’arrivée en 2007 d’une forte demande des Émirats Arabes Unis ont bouleversé la donne.
Depuis cette date, la majorité de la production est destinée à l’exportation. 

EAU et Chine sont les premiers clients
De 2012 à 2015 l’industrie a destiné prés de 70 % de sa production aux marchés extérieurs, dont le plus grand de tous, les Émirats
Arabes Unis, ainsi que d’autres marchés
  • 85% des surfaces sont irriguées en Espagne
  • 72 usines déshydratent de la luzerne en Espagne; elles sont surtout situées dans la région de la vallée de l’Ebre importants comme le Portugal, la France etdivers pays du pourtour méditerranéen.
Et, depuis la fin de 2014, suite à la signature du protocole entre la République Populaire de Chine et l’Espagne, 33 industries exportent
déjà de la luzerne déshydratée dans ce pays et les perspectives sont prometteuses tant la demande est grande. Les industriels espagnols de la luzerne souhaiteraient sans aucun doute pouvoir bénéficier d’une plus grande superficie de luzerne afin de pouvoir développer leur production mais cette culture a deux principaux rivaux en Espagne : le maïs, qui en quelques années a considérablement augmenté son rendementpar hectare, et la modernisation de l’irrigation (aspersion), qui permet d’obtenir chaque année une double culture.
 
Italie: des opérateurs tournés vers l’export
Le modèle italien ressemble au modèle français avec deux différences notables, des exportations importantes vers le Maghreb et le Proche Orient et le caractère privé des opérateurs.

La déshydratation de luzerne se situe majoritairement dans les régions de l’Émilie- Romagne, de la Vénétie et des Marches, c’est-à-dire le long de l’Adriatique, mais aussi dans les régions de la Toscane, de l’Ombrie et de la Lombardie. Les déshydrateurs, aujourd’hui au nombre de 30, sont apparus dans les années 70 et 80.
La production de fourrage transformé et commercialisé est de 900 000 tonnes environ, un volume stable depuis quelques années.

80 000 hectares de luzerne pour la déshydratation
Les parcelles de luzerne situées dans un rayon de 50 km autour des usines font l’objet de contrats au moment des semis ce qui permet de sécuriser les deux parties.
D’autre part certains déshydrateurs cultivent eux-mêmes leur luzerne. Le fourrage est fauché puis transporté à l’aide de charrettes ou de remorques, ou bien emballé en balles rondes et transporté par camion. Les autres cultures en assolement avec la luzerne sont des céréales comme le maïs, le blé tendre et le blé dur, ou le tournesol.

La production moyenne varie en fonction des conditions pédo-climatiques, allant de 9 tonnes environ dans les zones semimontagneuses et collinaires, à 14 tonnes environ dans la plaine où les terrains sont plus frais. Le nombre de coupes varie de 3 à 5 et les luzernières sont implantées pour 4 ans en général voire 5.

En règle générale les parcelles ne sont pas fertilisées ni irriguées, et aucun produit d’origine chimique n’est utilisé.Dans certaines zones, en particulier en Romagne, les producteurs agricoles cultivent la luzerne pour l’auto-consommation, mais aussi pour la récolte des semences, ce qui contribue à l’économie de la culture.
 
La production de ray-grass d’Italie mérite qu’on s’y attarde.
Fourrage typiquement printanier, le ray-grass pousse spontanément dès la première coupe de luzerne à laquelle il confère des caractéristiques particulières d’équilibre entre les fibres et les protéines.
Il est indiqué pour une alimentation de précision dans laquelle une fibre de qualité et peu énergétique est nécessaire, comme c’est le cas pour certaines espèces animales. Mélangé avec de la luzerne ou d’autres produits, il contribue à stabiliser les caractéristiques organoleptiques des aliments.

70% de balles
La matière sèche de la luzerne à déshydrater représente 60-70 % de la masse à l’entrée du four. Pratiquement tout le fourrage transite par le four de séchage, même celui qui contient le plus gros pourcentage de matière sèche, afin de séparer les corps étrangers, éliminer le cas échéant les contaminations biologiques et microbiologiques, et obtenir un produit fini aux qualités organoleptiques constantes.

Les consommations énergétiques (gaz naturel) et d’électricité ont constamment diminuées au cours de ces dernières années.
Grâce à l’emploi des technologies les plus modernes, les émissions polluantes dans l’atmosphère sont aujourd’hui insignifiantes.
Les process sont soumis au Système d’Autocontrôle hygiénique (HACCP) dans le but de garantir la sécurité sanitaire du produit et de contribuer à la santé des animaux.

La production se répartit à 70 % en balles parallélépipédiques constituées de fibres longues de 5 à 15 cm, et en farine compactée en petits cubes de 2-5 mm. Le pourcentage de balles n’a cessé d’augmenter au cours des années 2010.

Pour l’Italie mais aussi pour l’export
Les entreprises sont équipées d’installations de stockage en mesure de mettre la production à l’abri des agents externes et des contaminations sur de longues périodes.

Les principaux marchés sont l’Italie et les pays voisins du nord de l’Europe, comme la Suisse et l’Autriche mais l’expor
tation est particulièrement soutenue vers les pays arabes et vers les pays du pourtour méditerranéen.
  • La production de 800 000 t est stable depuis plusieurs années .
Elle est concentrée dans le centre du pays
 
Il n’y a pratiquement pas de stock de report d’une année sur l’autre car la production de luzerne déshydratée est stable, et le marché interne italien et les marchés étrangers absorbent l’ensemble de la production
 
USA: le géant de la luzerne

Les Etats-Unis sont le premier producteur de luzerne au monde avec 50 millions de tonnes. Le foin (herbe et luzerne) représente la troisième production végétale du pays et la luzerne à elle seule, la quatrième culture derrière le maïs, le soja et le blé. La luzerne est cultivée sur 7.5 millions d’hectares et l’ensemble des fourrages récoltés sur 23 millions d’hectares. Le chiffre d’affaires généré par la luzerne se monte à 
$10.7 milliards. Elle est le principal nutriment du troupeau laitier dont l’activité avoisine les $50 milliards.


Aux Etats-Unis la luzerne ne reçoit aucune subvention gouvernementale et doit être compétitive avec les autres cultures. Elle est particulièrement profitable comparée au soja et au maïs mais aussi à des productions à plus haute valeur ajoutée comme les tomates ou les pommes de terre. Récemment les surfaces ont diminué en raison notamment des subventions accordées au maïs et de la bonne rentabilité de cette culture. La luzerne est l’une des cultures les moins subventionnées du pays.

Du Canada au Mexique sur 7,5 millions d’hectares
La luzerne est cultivée du Canada jusqu’au Mexique dans une grande variété de contextes pédoclimatiques sur des sols variés allant du sable aux argiles lourdes. Les fréquences de coupes varient de 4 par an dans les Etats du « Northern Midwestern » à 2 par an dans le Montana. Mais en Californie et en Arizona elle peut être récoltée jusqu’à 12 fois par an grâce à un système de production continu même durant l’hiver de novembre à mars. La luzerne pousse sur les toundras froides du sud du Canada jusque dans les déserts du Mexique. Les rendements en matière sèche vont de 9 à 20 t/ha avec un record à 53 t/ha atteint en Arizona.

Les principaux Etats producteurs sont la Californie, le Wisconsin, l’Idaho, le Montana, le Nebraska, le Minnesota, l’Utah, le Dakota du sud, l’Iowa et l’ Arizona. La luzerne cultivée dans les Etats situés à l’ouest du Nebraska est irriguée ce qui représente prés de 45 % des surfaces totales. L’irrigation se pratique par aspersion (pivots et autres sprinklers), par écoulement et une petite partie en goutte à goutte. Des études récentes établissent qu’une luzerne procure 80 à 160 kg d’azote au blé qui lui succède.
La luzerne est bénéfique à la biodiversité; oiseaux, cervidés mais aussi renards et aigles y trouvent refuge.

En majorité des balles séchées soleil
Le mode dominant de récolte est la balle ronde, la petite balle carrée dans le midwest et la grosse balle carrée de 700 kg dans l’ouest. Dans les régions à climat sec comme le Wiskonsin et le Michigan les éleveurs laitiers peuvent l’utiliser en ensilage ou en affouragement en vert surtout pour la première coupe. Seuls quelques agriculteurs pratiquent la déshydratation.

La grande majorité de la luzerne aux Etats- Unis est séchée soleil. 80 % de la luzerne américaine est consommée par les troupeaux laitiers dont elle est le premier fourrage devant l’ensilage de maïs. En moyenne une Holstein ingère 10 kg de luzerne par jour. Les autres utilisateurs sont les bovins viande, les chevaux et les moutons. Il existe aussi quelques compléments alimentaires à base de luzerne ainsi que des semences à consommer sous forme de germes mais ce sont des utilisations mineures Les Etats-Unis exportent environ 10 % de leur production de luzerne soit environ 4,5 millions de tonnes principalement vers l’Asie (Japon, Chine, Corée, Taiwan).

Et demain ?
Beaucoup d’innovations sont possibles avec la luzerne. Des sociétés expérimentent des compléments alimentaires riches en protéines et d’autres produits pour des utilisations humaines. Des progrès en génétique et en agronomie sont possibles pour obtenir de meilleurs rendements et une plus grande qualité tout en améliorant l’efficience de l’irrigation. Des variétés avec une plus grande tolérance à l’acidité et à la salinité des sols et plus résistantes au froid ou à la chaleur font l’objet de programmes de recherche. La luzerne a un rôle considérable à jouer à l’avenir dans une agriculture responsable capable de relever les défis de l’alimentation mondiale.
 
 
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