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La Luzerne est menacée.Tenez-vous informés !
Developpement Durable
70% d'économies d'énergie !
70% d'énergie économisée en 30 ans: un record dans ce type d'industrie
Déshydrater de la luzerne requiert de l’énergie. C’est la condition pour obtenir un aliment à haute valeur nutritionnelle, riche en Oméga 3, tracé et de proximité.
Une condition nécessaire pour que cette légumineuse qui fixe l'azote de l'air, est très sobre en pesticides et représente une pause écologique majeure, puisse continuer à être cultivée.

Une baisse de consommation de la filière depuis 30 ans
Baisse de la consommation
Baisse de la consommation
Les combustibles utilisés en déshydratation sont le lignite, le charbon, le gaz naturel, et, de plus en plus, les plaquettes forestières, le miscanthus et même du méthane issu de la fermentation de biomasse. L’énergie représente environ 1/3 des coûts de production (cf graphique ci contre).

C’est pourquoi la filière n’a de cesse, depuis 30 ans, d’en baisser sa consommation. Elle a ainsi diminué de 60 % l’énergie consommée par tonne de produit fini sur cette période.

Cette performance a été rendue possible en recyclant les fumées et en récupérant les calories latentes. Mais, une étape supplémentaire déterminante a été franchie avec le préfanage à plat qui consiste à laisser sécher la luzerne une journée au champ avant de la rentrer à l’usine. Cette opération, qui a nécessité le développement et l’acquisition de matériels spécifiques, permet d’économiser 20 % d’énergie supplémentaire. Le préfanage à plat est en fin de généralisation en France


Le préfanage à plat: une étape décisive
Schéma TEE/Humidité
Schéma TEE/Humidité
Le préfanage à plat consiste à laisser sécher la coupe au moins une journée sur le champ. Des matériels spécialement développés regroupent alors la récolte en andain qui est ensuite ramassé et chargé. Ceci permet de rentrer à l’usine un fourrage à 30 à 35 % de matière sèche en moyenne au lieu de 25 %.

Or, selon une loi physique qui veut que l’efficacité énergétique augmente avec le taux de matière sèche, ces 10 % d’eau en moins génèrent des économies d’énergie de 30 à 40 % en moyenne. Une étude de 2009 a démontré que le préfanage à plat ne dégrade pas la valeur alimentaire de la luzerne.


Dernière étape en date, l’incorporation de biomasse (plaquettes de bois et sciures, miscanthus, taillis à courte rotation) qui permet de diminuer le recours aux énergie fossiles et d’améliorer le bilan CO2.
Substitution d'énergie vers la biomasse entre 2008 et 2011
Un bilan carbone positif
D’après une étude de l’INRA de Reims en 2011, en mesurant à l’actif de la culture, la fixation de carbone par la plante (production pendant 2 ans et restitution par les collets et racines) et à son passif, l’énergie utilisée pour la déshydrater, l’implanter, la récolter et la transporter à l’usine, on obtient un bilan positif de 380 kg de carbone par tonne de produit déshydraté.

En dix ans, ce bilan s’est amélioré de 50%. La généralisation de la biomasse et du préfanage au champ va encore améliorer ce bilan. Par ailleurs, le bilan azoté de la culture est positif de 34.8 kg/t de produit déshydraté compte tenu des économies réalisées sur le poste fertilisation.
La preuve par les projets domestiques
En application du traité de Kyoto, le dispositif des Projets domestiques CO2, conçu par CDC Climat, filiale de la Caisse des Dépôts dédiée à la lutte contre le changement climatique, met en œuvre sur le territoire français des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs économiques non couverts par le système européen d’échange des quotas de CO2 : agriculture, transport, traitement des déchets, entrepôts frigorifiques, bâtiments.

La filière luzerne, au titre des économies d‘énergie qu’elle s’est engagée à réaliser sur la période 2008-2012 a obtenu dans ce cadre l’agrément du ministère de l’Ecologie pour recevoir des Unités de Réduction des Emissions de CO2.

650 000 tonnes de CO2 auront ainsi été valorisées, c’est à dire vendues sur le marché du carbone sur cette période. La filière s’était engagée volontairement dès 2008 dans ce dispositif en souhaitant valoriser ses efforts de réduction via le préfanage à plat et de substitution de biomasse. Elle est devenue à cet égard une référence dans les secteurs de l’agriculture et de l’agro-alimentaire.
UN DES EMBLÈMES DE L'AGRICULTURE DURABLE