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La Luzerne est menacée.Tenez-vous informés !
La filière
Une culture rentable
Que ce soit en système céréalier comme en Champagne Ardenne ou en système élevage comme en Bretagne la production de luzerne à destination de la déshydratation est une culture rentable pour les exploitations de grande culture comme d’élevage.
Chiffres à l’appui.

Un Historique sur les 5 dernières années
En région Champagne-Ardenne qui concentre environ 80 % de la production de luzerne déshydratée en France, le centre de gestion CDER se livre régulièrement à un examen comparatif des marges brutes par culture.

La dernière étude en date du printemps 2015 révèle que, en moyenne sur les 5 dernières années de 2010 à 2014, les cultures cop affichent, sur un plan strictement comptable, un avantage au niveau de la marge brute. Mais, comme le précise l’auteur de l’étude : « la marge brute est un bon indicateur pour comparer l’intérêt économique des cultures, mais elle a un inconvénient : elle ne prend pas en compte l’apport de la culture dans la rotation.
Un raisonnement culture par culture entraîne une sous estimation de l’intérêt de la luzerne car il ne prend pas en compte les spécificités de cette culture ». Ces spécificités sont le surcroit de rendement pour la culture suivante, l’économie d’azote, l’économie de charges de mécanisation, de main d’oeuvre et de bâtiments, la prise en compte dans les Surfaces d’Intérêt Ecologique. Le centre de gestion a évalué la valeur économique de ces différents avantages à 180 € par hectare en faveur de la luzerne. Avec cette correction, les marges brutes de la luzerne et des céréales deviennent semblables en moyenne sur 5 années comme le montrent les graphiques ci dessous.


De nombreuses études qui convergent
En système laitier les coopératives de déshydratation ont été créées par des éleveurs pour déshydrater « à façon » leur propre luzerne leur assurant ainsi une tracabilité parfaite mais aussi une sécurité d’approvisionnement et la possibilité de concentrer leur attention sur leur métier d’éleveur. De la même manière qu’en Champagne Ardenne, le centre de gestion CER 35 observe à la loupe les performances technico- économiques des élevages de sa zone.
La dernière étude qui a porté sur un échantillon d’éleveurs adhérents à la Coopedom comparé à un échantillon de non adhérents montre que les coûts cumulés de l’alimentation et de la mécanisation sont voisins. En effet le coût du fourrage est un peu supérieur en système déshydraté mais il est compensé par des économies sur les concentrés et la mécanisation. Ce constat est d’autant plus marqué pour les utilisateurs de légumineuses déshydratées comme le montre la comparaison entre les différents systèmes en déshydraté ci dessous (céréales et graminées, légumineuses associées, maïs, légumineuses seules).

En 2011, une étude réalisée avec la méthode IDEA* a montré que, pour les deux systèmes de production de luzerne déshydratée, les exploitations cultivant et utilisant de la luzerne déshydratée obtiennent de meilleurs scores sur les trois échelles de la durabilité que sont l’agroécologie, le socio-territorial et l’économique.
Pour ce dernier critère purement économique et qui ne valorise donc pas les effets induits de la luzerne, la différence en faveur de la luzerne est d’environ 5% (voir graphique Idea). Cette étude réalisée sous l’autorité d’un comité scientifique indépendant indiquait dans sa conclusion que: « la luzerne apparait donc comme une culture à fort potentiel environnemental »
Cette approche systèmique est d’ailleurs de plus en plus prisée et par les agronomes, et par les législations européenne comme nationale qui privilégient rappelons-le l’allongement des rotations et la couverture permanente des sols.
UNE PHYSIOLOGIE
HORS DU COMMUN