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La Luzerne est menacée.Tenez-vous informés !
Toujours plus de qualité
Les origines
Au début du XVIè siècle, la rencontre de deux variétés Medicago falcata et Medicago sativa donne naissance à une nouvelle variété, dite "flamande", dont descendent les luzernes actuelles. Aujourd'hui, en proposant des luzernes résistantes aux nématodes et à la verse et dotées d'une forte concentration en protéines, les semenciers disposent d'une offre spécialement adaptée à la déshydratation..

La rencontre de 2 variétés
Originaire d'une région comprise entre l'Euphrate et la mer Caspienne, la luzerne aurait fait son apparition dans les cultures il y a plus de 9000 ans avant de se répandre en Europe centrale, en Sibérie et en Chine. Caractérisée par sa résistance au froid et son rendement faible, cette première variété est connue sous le nom de Medicago falcata.

En parallèle, une autre espèce de luzerne, la Medicago sativa (sativa pour "cultivé") apparaît en Europe. Les Grecs, les Romains puis les Arabes contribuent à sa diffusion en Afrique de l'Est et du Nord, ainsi qu'en Espagne et en France.

C'est la rencontre de ces deux variétés au début du XVIè siècle qui donne naissance à la variété, dite "flamande", dont descendent les luzernes actuelles.
Premiers essais, premiers succès
A l'origine un aliment volaille
A l'origine un aliment volaille
Au début des années 50, la France s'impose comme le berceau de l'industrie de la luzerne déshydratée, avec l'utilisation de xanthophylles pour la coloration des œufs et de la chair de volaille. Pour ce type d'utilisation, la luzerne est livrée en farines.

En 1956, les récolteuses automotrices font leur apparition. Un an plus tard, l'INRA de Theix réalise les premiers essais de consommation par de jeunes bovins.

1958 : afin de répondre aux besoins des nouveaux marchés de l'alimentation animale, les luzernes déshydratées sont désormais livrées en pellets. C'est le début du stockage en vrac homogénéisé et analysé par unité.

1959 : l'Allemagne et la Belgique sont demandeuses de la qualité française. Les livraisons s'effectuent alors à bord de péniches
L'industrie s'organise, la France devient leader
Dans les années 60, afin d'assurer le progrès technique et le dynamisme du secteur, les premiers groupements de vente sont créés. La vente en l'état de luzernes pour les jeunes bovins démarre.

Les méthodes d'analyse chimique sont harmonisées sous l'égide de l'INRA et du BIPEA. Les planteurs utilisent désormais des variétés adaptées et suivent un calendrier de récolte ajusté au rythme végétatif. 

A la même époque, les pouvoirs publics prennent en compte l'industrie de la déshydratationet encouragent son développement. La granulation se développe, tout comme le stockage sous gaz inerte. L'emploi d'automotrices de récolte directe sans préfanage se généralise, contribuant ainsi à la qualité globale du produit..
Le développement par la qualité
Au début des années 70, les produits importés, issus de luzernes "séchées soleil", broyées et granulées, ne correspond plus aux exigences de qualité européennes. En France, la production progresse avec l'aide de l'INRA, et la culture est optimisée grâce aux techniques de fertilisation et de désherbage…Les fabricants d'aliments, qui manifestent un intérêt croissant pour la luzerne déshydratée, réclament la normalisation des produits. C'est également l'époque des premiers crackings.

1973 : c'est la crise de l'énergie.
La filière réalise les premiers systèmes d'économie d'énergie, tout en maintenant la qualité de ses produits. De nouvelles garanties contractuelles sont offertes, qui permettent d'ouvrir des marchés aux exigences particulières, comme celui du lapin. Enfin, en 1976, la sécheresse fait découvrir à de nombreux éleveurs les atouts de la luzerne déshydratée.

L'adaptation à de nouveaux marchés
Dans les années 80, l'INRA définit la digestibilité vraie de la luzerne déshydratée et la profession fait entreprendre des travaux sur ce thème. Résultat : la déshydratation conserve les qualités du produit vert et augmente l'effet by-pass des protéines. INRA, ITCF, EDE… la collaboration entre la filière et les scientifiques s'accentue. Les luzernes déshydratées enregistrent leurs premiers succès sur le marché des vaches laitières.

1986 :
en raison de la sécheresse estivale, de nouvelles régions d'élevage redécouvrent l'intérêt de la luzerne déshydratée, contribuant ainsi à rétablir l'équilibre fourrager.

1988 : mieux adaptée aux exigences des ovins et caprins, la granulation en pellets de 6 mm se développe rapidement.
La filière obéit désormais à une véritable logique de nutrition animale… Différents types de luzernes déshydratées en réponse aux besoins de chaque marché : lapins, ruminants, poules pondeuses, volailles label…
Cultivée dans le respect de l'environnement, la luzerne confirme dans les années 90 son statut de produit naturel et sain. Les planteurs limitent les intrants et accordent les meilleurs soins à leur culture. Dans un ouvrage destiné à servir de référence, COOP de FRANCE Déshydratation vulgarise en 1991 les études entreprises par l'INRA, le Service de Protection des Végétaux et les établissements d'enseignement agricole…

1992 : Des travaux de l'INRA menés par M. Demarquilly permettent de compléter les tables établies en 1988. Des mesures réalisées sur des échantillons représentatifs font apparaître des valeurs énergétiques plus élevées que celles admises jusque là.

En 1993, L'INRA réalise des essais sur la valorisation des rations vaches laitières grâce à la luzerne déshydratée.

1995 : L'ITCF met en avant l'intérêt des luzernes déshydratées dans les rations riches en énergie. De la semence au produit fini, la démarche qualité et les moyens de contrôle de la traçabilité sont renforcés chez les fabricants. Toutes les étapes de la production font l'objet de contrôles rigoureux.

1997 : COOP de FRANCE Déshydratation publie un Guide des Bonnes Pratiques du planteur de luzerne. En parallèle, le CIDE édite le Guide des Bonnes Pratiques de la Déshydratation Européenne.

Depuis 2.000 différents essais menés avec l’Inra de Rennes - Saint Gilles et AgroParisTech - ferme Expérimentale de Grignon permettent à la filière de valoriser les acides gras contenus dans la plante, au travers de la démarche de qualité nutritionnelle Bleu Blanc Cœur notamment.

En 2009 et 2010, COOP de FRANCE Déshydratation mène avec l’INRA de Theix une expérimentation visant à mesurer précisément les bénéfices de l’introduction de luzerne déshydratée dans la ration des bovins pour réduire les émissions de méthane. La luzerne aurait un effet réducteur sur la méthanogenèse. Sur fourrages verts, il a été montré une diminution de 10% de la production de méthane avec un pâturage 70% luzerne – 30% graminées par rapport à un pâturage de graminées seules (Mc Caughey et al, 1999).

UNE CULTURE DE CHOIX
POUR TOUS LES ELEVAGES